Jeudi 17 avril 2008

E. ROGUE, "L'autobiographie : entre désir d'exister et désir d'éternité", in Horizons philosophiques, Québec, septembre 1999

Selon W. Gibson, "Il y a beaucoup de communication sur Internet. Des échanges se font constamment aux quatre coins de la planète. Et c'est e
" DEFINITION : récit rétrospectif en prose qu'une personne réelle fait de sa propre existence, lorsqu'elle met l'accent sur sa vie individuelle, en particulier sur l'histoire de sa personnalité ".
" Pour qui ce récit ? Non certes pour toi, mon Dieu, mais pour ma race, pour la petite portion de la race humaine, oui, si petite qu'elle soit, qui tombera peut-être sur mon présent livre. Et quel dessein ? Afin que moi-même et que mon lecteur, quel qu'il soit, nous concevions de quelle profondeur il faut crier vers toi " . D'emblée le problème du pacte autobiographique semble posé. En effet, non seulement le " je " de l'auteur est identique à celui du narrateur, mais en plus St Augustin désigne ces interlocuteurs de manière ostensible ; lecteurs qu'il souhaite convertir. Mais alors pourquoi avoir écrit une autobiographie et non une œuvre didactique destinée à l'intention des athées ? Par-delà ce discours tout à la gloire de Dieu, et par suite et au-delà de tout discours autobiographique, nous pouvons nous demander quelle signification ultime revêt une telle démarche, quelle téléologie vise le " je " de l'auteur-narrateur se narrant lui-même ?

 



I : La connaissance de soi par soi et pour soi

II : La connaissance de soi par Autrui et pour autrui

III : Du désir d'exister au désir d'éternité

 

Par conséquent, le " je " de l'auteur identique à celui du narrateur se réalise en tant que tel à travers le projet autobiographique qui le fait exister pour soi et pour autrui. Non seulement, ce projet permet au " je " de vivre un temps ouvert, mais en plus cette manière de concevoir le temps le fait sortir du présent - par anticipation - en l'incitant à agir pour transformer sa situation et celle d'autrui. Le projet ainsi que son actualisation permettent d'une part au " je " de s'inscrire par rapport à la collectivité, et d'autre part de transformer le temps en complice de " son " existence dépassant largement les frontières du hic et nunc au profit du désir d'éternité. Dévoilant-dévoilé, le " je " de l'auteur-narrateur s'illusionne peut-être autant sur son existence - vaine aux yeux de tout lecteur - que sur sa manière de défier le temps sur le mode de l'absurde. D'ailleurs, on le sait, " le mouvement premier de l'écriture, chez Leiris, n'est pas celui de l'action, qui bouscule et interpelle, mais celui du spectacle ; il est le voyeur, plutôt que le narrateur, de sa propre vie ". La conscience de l'éternel, visée par toute œuvre autobiographique, n'étant sans doute que la manifestation de la conscience d'une absence ; espoir d'exister par et pour un autre être que soi en deçà et au-delà de tout néant.

Evelyne Rogue

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Bibliographie :

- Nietzsche Friedrich, Ainsi parlait Zarathoustra, éd. Bilingue, AUBIER-FLAMMARION, PARIS, 1969.

- Rousseau Jean-Jacques, Les Confessions, Bibliothèque de la PLEIADE, PARIS, 1969.

- Rousseau Jean-Jacques, Correspondance générale, éd. Th. Dufour et P.P. Plan, A. COLIN, PARIS, 1924-1934.

- Saint Augustin, Confessions, Bibliothèque de la PLEIADE, PARIS.

- Sartre Jean-Paul, Les Mots, GALLIMARD, PARIs, 1963.

- Sartre Jean-Paul, L'être et le néant, Tel GALLIMARD, PARIS, 1943.

- Lejeune Philippe, Le pacte autobiographique, SEUIL, Paris, 1975.


 

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Jeudi 17 avril 2008


E. ROGUE, "La représentation ou l’ambiguïté du voir chez Wittgenstein" in Arob@se, Vol. 6, N°1, 2002, Journal des lettres et sciences humaines (ISSN 1278 170X).



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Platon, La République, livre VII

 « Maintenant représente toi de la façon que voici l'état de notre nature relativement à l'instruction et à l'ignorance.
Figure toi des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, ayant sur toute sa largeur une entrée ouverte à la lumière; ces hommes sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou enchaînés, de sorte qu'ils ne peuvent ni bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaîne les empêchant de tourner la tête; la lumière leur vient d'un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux; entre le feu et les prisonniers passe une route élevée : imagine que le long de cette route est construit un petit mur, pareil aux cloisons que les montreurs de marionnettes dressent devant eux et au-dessus desquelles ils font voir leurs merveilles.
Figure toi maintenant le long de ce petit mur des hommes portant des objets de toute sorte, qui dépassent le mur, et des statuettes d'hommes et d'animaux, en pierre en bois et en toute espèce de matière; naturellement parmi ces porteurs, les uns parlent et les autres se taisent.

Voilà, s'écria Glaucon, un étrange tableau et d'étranges prisonniers.

Ils nous ressemblent; et d'abord, penses-tu que dans une telle situation ils aient jamais vu autre chose d'eux-mêmes et de leurs voisins que les ombres projetées par le feu sur la paroi de la caverne qui leur fait face ?

Et comment, observa Glaucon, s'ils sont forcés de rester la tête immobile durant toute leur vie?

Et pour les objets qui défilent, n'en est-il pas de même ?

Sans contredit.

Si donc ils pouvaient s'entretenir ensemble ne penses-tu pas qu'ils prendraient pour des objets réels les ombres qu'ils verraient ?

Il y a nécessité.

Et si la paroi du fond de la prison avait un écho, chaque fois que l'un des porteurs parlerait, croiraient-ils entendre autre chose que l'ombre qui passerait devant eux ?

Non, par Zeus !

Assurément de tels hommes n'attribueront de réalité qu'aux ombres des objets fabriqués. Considère maintenant ce qui leur arrivera naturellement si on les délivre de leurs chaînes et qu'on les guérisse de leur ignorance. Qu'on détache l'un de ces prisonniers, qu'on le force à se dresser immédiatement, à tourner le cou, à marcher, à lever les yeux vers la lumière : en faisant tous ces mouvements, il souffrira et l'éblouissement l'empêchera de distinguer ces objets dont tout à l'heure il voyait les ombres. Que crois-tu donc qu'il répondra si quelqu'un lui vient dire qu'il n'a vu jusqu'alors que de vains fantômes, mais qu'à présent, plus près de la réalité et tourné vers des objets plus réels, il voit plus juste ? Si, enfin, en lui montrant chacune des choses qui passent, on l'oblige à force de questions, à dire ce que c'est ? Ne penses-tu pas qu'il sera embarrassé, et que les ombres qu'il voyait tout à l'heure lui paraîtront plus vraies que les objets qu'on lui montre maintenant ?
Et si on le force à regarder la lumière elle-même, ses yeux n'en seront-ils pas blessés? N'en fuira-t-il pas la vue
pour retourner aux choses qu'il peut regarder, et ne croira-t-il pas que ces dernières sont réellement plus distinctes que celles qu'on lui montre?

Assurément !

Et si on l'arrache de sa caverne par force, qu'on lui fasse gravir la montée rude et escarpée, et qu'on ne le lâche pas avant de l'avoir trainé jusqu'à la lumière du soleil, ne souffrira-t-il pas vivement, et ne se plaindra-t-il pas de ces violences? Et lorsqu'il sera parvenu à la lumière, pourra-t-il, les yeux tout éblouis par son éclat, distinguer une seule des choses que maintenant nous appelons vraies ?

Il ne le pourra pas, du moins dès l'abord.

Il aura, je pense besoin d'habitude pour voir les objets de la région supérieure. D'abord, ce seront les ombres qu'il distinguera le plus facilement, puis les images des hommes et des autres objets qui se reflètent dans les eaux, ensuite les objets eux-mêmes. Après cela, il pourra, affrontant la clarté des astres et de la lune, contempler plus facilement pendant la nuit les corps célestes et le ciel lui-même, que pendant le jour le soleil et sa lumière. A la fin, j'imagine, ce sera le soleil - non ses vaines images réfléchies dans les eaux où en quelque autre endroit - mais le soleil lui-même à sa vraie place, qu'il pourra voir et contempler tel qu'il est.

Nécessairement !

Après cela, il en viendra à conclure au sujet du soleil, que c'est lui qui fait les saisons et les années, qui gouverne tout dans le monde visible, et qui, d'une certaine manière est la cause de tout ce qu'il voyait avec ses compagnons dans la caverne. Or donc, se souvenant de sa première demeure, de la sagesse que l'on y professe, et de ceux qui furent ses compagnons de captivité, ne crois-tu pas qu'il se réjouira du changement et plaindra ces derniers?

Si, certes.

Et s'ils se décernaient entre eux louanges et honneurs, s'ils avaient des récompenses pour celui qui saisissait de l'oeil le plus vif le passage des ombres, qui se rappelait le mieux celles qui avaient coutume de venir les premières ou les dernières, ou de marcher ensemble, et qui par là était le plus habile à deviner leur apparition, penses-tu que notre homme fût jaloux de ces distinctions, et qu'il portât envie à ceux qui, parmi les prisonniers, sont honorés et puissants? Ou bien comme ce héros d'Homère, ne préféra-t-il pas mille fois n'être qu'un valet de charrue, au service d'un pauvre laboureur, et souffrir tout au monde plutôt que de revenir à ses anciennes illusions de vivre
comme il vivait ?

Je suis de ton avis, dit Glaucon, il préfèrera tout souffrir plutôt que de vivre de cette façon-là.

Imagine encore que cet homme redescende dans la caverne et aille s'asseoir à son ancienne place : n'aura-t-il pas les yeux aveuglés par les ténèbres en venant brusquement du plein soleil? Et s'il lui faut entrer de nouveau en compétition, pour juger ces ombres, avec les prisonniers qui n'ont point quitté leurs chaînes, dans le moment où sa vue est encore confuse et avant que ses yeux ne se soient remis (or l'accoutumance à l'obscurité demandera un temps assez long), n'apprêtera-t-il pas à rire à ses dépens, et ne diront-ils pas qu'étant allé là-haut, il en est revenu avec la vue ruinée, de sorte que ce n'est même pas la peine d'essayer d'y monter? Et si quelqu'un tente de les délier et de les conduire en haut, et qu'ils le puissent tenir en leurs mains et tuer, ne le tueront-ils pas ?

Sans aucun doute.

Maintenant, mon cher Glaucon, il faut appliquer point par point cette image à ce que nous avons dit plus haut, comparer le monde que nous découvre la vue au séjour de la prison et la lumière du feu qui l'éclaire, à la puissance du soleil. Quant à la montée dans la région supérieure et à la contemplation de ses objets, si tu la considères comme l'ascension de l'âme vers le lieu intelligible, tu ne te tromperas pas sur ma pensée, puisque aussi bien tu désires la connaître. Dieu sait si elle est vraie. Pour moi, telle est mon opinion : dans le monde intelligible, l'idée du bien est perçue la dernière et avec peine, mais on ne la peut percevoir sans conclure qu'elle est la cause de tout ce qu'il y a de droit et de beau en toutes choses; qu'elle a, dans le monde visible, engendré la lumière et le souverain de la lumière; que dans le monde intelligible, c'est elle-même qui est souveraine et dispense la vérité et l'intelligence; et qu'il faut la voir pour se conduire avec sagesse dans la vie privée et dans la vie publique.

Je partage ton opinion, autant que je le puis.

Eh bien ! partage là encore sur ce point, et ne t'étonne pas que ceux qui se sont élevés à ces hauteurs ne veuillent plus s'occuper des affaires humaines, et que leurs âmes aspirent sans cesse à demeurer là-haut. Mais quoi, penses-tu qu'il soit étonnant qu'un homme qui passe des contemplations divines aux misérables choses humaines ait mauvaise grâce et paraisse tout à fait ridicule, lorsque, ayant encore la vue troublée et n'étant pas suffisamment accoutumé aux ténèbres environnantes, il est obligé d'entrer en dispute, devant les tribunaux ou ailleurs, sur des ombres de justice ou sur les images qui projettent ces ombres, et de combattre les interprétations qu'en donnent ceux qui n'ont jamais vu la justice elle même......».

Platon, La République, Livre VII, 514a-515e, Ed. de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1950, pp. 1101-1105.

ftp://ftp.ac-toulouse.fr/pub/philosophie/platonrepublique78.pdf


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Attention à la formulation précise du sujet.


  • Ne confondez pas : soutenir à chacun sa vérité » (ou ses vérités : être d'une franchise un peu brutale) et : dire « à chacun sa vérité »...
  • Les guillemets signalent clairement qu'il est ici question de la locution proverbiale, qu'on cite souvent pour clore un débat.
  •   L'expression « à chacun sa vérité » est ordinairement utilisée dans un contexte précis, lorsqu'il s'agit de mettre fin à une discussion. Elle implique un désaccord, mais invite à le considérer comme normal, en le mettant sur le compte de la nécessaire diversité des points de vue. Elle se présente donc comme une maxime de tolérance.

  •  Pourtant, elle empêche toute continuation de la discussion, puisque, si on la prend au sérieux, tenter de convaincre revient à mépriser la vérité de l'autre, et la volonté de dialogue devient une forme d'intolérance, opinion tout de même difficile à soutenir.

  •  De plus, on ne comprend pas trop quel sens peut avoir une vérité qui soit propre à chacun et par conséquent incommunicable. Dans le même ordre d'idées, on peut ajouter que nul n'est propriétaire de la vérité.

  • Enfin, dire « à chacun sa vérité » représente évidemment une solution de facilité pour celui qui se trouve à court d'arguments, d'autant plus qu'on peut toujours y avoir recours, même lorsque de toute évidence l'on a tort. En pratique, c'est bien le plus souvent pour ne pas reconnaître sa défaite, ou pour se retenir de se fâcher contre un interlocuteur supposé de mauvaise foi, qu'on se résigne à clore la discussion par cette formule, dont la sincérité apparaît alors pour le
  • moins douteuse.

Les sujets de type « Peut-on… ? »

  • Le sujet invite le candidat à s’interroger sur la possibilité mais aussi sur la légitimité de faire ou ne pas faire telle ou telle chose. Tel est le cas du sujet : « Peut-on dire que l’homme moderne s’est trop éloigné de la nature ? »

 

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Ouvrage collectif

Contributions au bonheur

Hors collection

978-2-7298-6724-9,  ROMMER

17,5 x 26 cm, 112 pages, 11 €

Parution : 1987        statut : Disponible

Chacun cherche le bonheur mais personne ne sait en quoi il consiste. Le propre d'une idée est que, élaborée par la raison à partir de ses exigences et non par l'entendement à partir de l'expérience, elle possède un contenu à tout jamais indéterminé. Telle est l'idée de bonheur. Nul ne peut la définir. Chaque expérience que nous pouvons avoir du bonheur vient s'inscrire dans une attente préalable sans jamais pouvoir la combler totalement. Le bonheur est une promesse qui ne peut être complètement tenue.
De cette ignorance où nous sommes de la nature et du Contenu du bonheur découle un certain nombre de paradoxes que nous tentons d'éclairer dans cet ouvrage.

Lire l'article

         Le bonheur, notion aussi abstraite que complexe, et pourtant universelle, semble renvoyer inéluctablement à l’indéfinissable, voire à l’indicible, pour employer un terme cher à Wittgenstein <!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]-->. Et cela se comprend d’autant mieux que nous savons que la diversité humaine est presque infinie de telle sorte que chaque bonheur particulier est l’ordonnance subtile et changeante de bonheurs singuliers. Autrement dit, les bonheurs particuliers sont pratiquement infinis. Il n’y a donc aucune raison pour que leur diversité se résolve spontanément en une harmonie d’autant qu’elle devrait encore correspondre exactement aux ressources disponibles. Le bonheur n’est-il donc qu’une illusion ? Ne renvoie-t-il pas à un au-delà beaucoup plus complexe ? N’est-il pas ontologiquement parlant inscrit dans l’homme ? N’est-il pas la téléologie de toute vie sur terre ? Autrement dit, le bonheur n’est-il pas plus qu’un concept ? Vous l’aurez compris notre propos ne consiste pas tant à dénoncer le Bonheur comme illusion, idéal de l’imagination ou utopie qu’à tenter d’en faire ressortir les aspects tant négatifs que positifs. Le bonheur comme en deçà et/ou au delà de la raison ne possède-t-il pas une valeur intrinsèque ? Peut-être même est-il source d’énergie, force vitale, puissance de persévérer dans son être pour tout individu désirant.

Lire la suite...

Source Contributions au bonheur, «Le bonheur n'est-il qu'une illusion?», Ellipses, p. 79-83 (ISBN: 2-7298-6724-4), juin 1998.

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<!--[endif]-->

<!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]--> “ Ce dont on ne peut parler, il faut le taire ”, L. Wittgenstein, Tractatus-Logico-Philosophicus.

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Rogue Evelyne

commentaire de texte de philosophie (Le)

Bloc-notes

978-2-7298-3829-4,  ROGCOM

14,5 x 21 cm, 160 pages, 7,00 €

Parution : 2008        statut : Disponible

 

Les clés de la réussite
Destiné à tous ceux qui souhaitent acquérir ou renforcer leur méthode de commentaire de texte, ce « Bloc notes » a pour objectif de vous aider à parfaire la maîtrise de votre propre pensée, la rendre plus claire et plus convaincante encore.

Une méthode sûre et un entraînement progressif
Composé de 70 fiches de méthodologie et d’études d’exemples, systématiquement suivis d’exercices d’application pratiques corrigés, cet ouvrage se révélera un outil de travail particulièrement efficace. Il propose en effet une méthode progressive et sûre, illustrée d’exemples concrets très variés et suivis de nombreux exercices pour tester sa compréhension et de développer les meilleurs réflexes face à tous types de sujets le jour de l’examen.


EDITIONS ELLIPSES
     
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Rappel :

Le sujet invite le candidat à s’interroger sur la possibilité mais aussi sur la légitimité de faire ou ne pas faire telle ou telle chose.

 

<!--[if !vml]--><!--[endif]--> La dissertation doit toujours être la démonstration construite de l’idée directrice qui a été dégagée à partir du sujet. 


Ce qu’il ne faut surtout pas faire :

<!--[if !supportLists]--><!--[endif]-->

<!--[if !supportLists]-->1.      Il ne faut pas surtout pas affirmer dans un premier temps « oui, on peut… », puis dans un second temps « non, on ne peut pas… », et éventuellement dans un troisième temps « on peut peut-être… ».<!--[endif]-->

<!--[if !supportLists]-->2.       Il ne faut pas vous contredire au cours de votre développement.<!--[endif]-->

<!--[if !vml]--><!--[endif]--> La dissertation ne doit jamais être construite sur le mode d’un plan :

« oui-non-peut-être ».

Ce qu’il faut faire :

<!--[if !supportLists]-->1.       <!--[endif]-->Il faut que vous interroger sur la capacité, c'est-à-dire la faculté de faire ou de ne pas faire quelque chose. Il faut vous poser la question : « A-t-on la possibilité de… ? »

<!--[if !supportLists]-->2.      Il faut que vous interroger sur la légitimité de faire ou de ne pas faire quelque chose. Il faut vous poser la question « A-t-on le droit de… ? »<!--[endif]-->

<!--[if !supportLists]-->3.       Il faut se défier de l’exigence subjective. Pour répondre à l’exigence de vérité, il faut penser quelque chose qui vaille pour tout autre qui accepte de penser aussi selon cette exigence. <!--[endif]-->

<!--[if !supportLists]-->4.       Il faut faire appel au plan dialectique.<!--[endif]-->

 

Exemple : « Peut-on dire que l’homme moderne s’est trop éloigné de la nature ? » On pourra montrer dans un premier temps, d’un point de vue technique que l’homme s’est indéniablement éloigné de la nature. Mais il faudra ensuite se demander ce qu’il en est de cet éloignement d’un point de vue moral. Enfin, on pourra se demander si cette séparation n’est pas illusoire.<!--[endif]-->

<!--[if !vml]--><!--[endif]-->


 Il faut penser en accord avec soi-même
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